
BOULOUO Libeyendame: Une couturière au service des jeunes en difficulté
4 février 2025
ABDOULAYE Idrissou, réussir est une priorité
6 février 2025Tindjassi, localité située à la frontière entre le Togo-Ghana, est une terre d’agriculture où la majorité des habitants vivent du travail de la terre. Bagni, ancienne Volontaire d’Engagement Citoyen, nourrissait une autre ambition : devenir couturière. Elle a partagé son parcours entre l’apprentissage de la couture et les travaux champêtres, tout en espérant ouvrir son atelier.
L’école n’a jamais fait pas partie de son parcours. Dès son plus jeune âge, elle accompagnait ses parents dans les champs. Pendant des années, elle s’est consacrée à cette activité avant de prendre une décision importante : apprendre un métier avant le mariage. La couture, qui l’attirait depuis toujours, est devenue son choix. Son apprentissage n’a pas été facile. Elle devait subvenir à ses besoins tout en conciliant le travail de la terre et son apprentissage. Après trois années d’efforts, elle a obtenu son Certificat de Fin d’Apprentissage (CFA).
Le Volontariat, un tremplin vers l’avenir
Une fois son diplôme en main, Bagni a dû faire face à un autre défi : le manque de moyens pour ouvrir son propre atelier. L’accès aux équipements et aux matières premières restait un obstacle. C’est à ce moment qu’une opportunité s’est présentée à lui. Bagni a été sélectionnée comme Volontaire d’Engagement Citoyen (VEC) pour le compte de phase 5 de ce programme à Tchindjassi.
Engagée dans sa mission, elle a contribué activement au développement de sa communauté. Son sens du travail a attiré l’attention de son chargé de suivi, qui l’a accompagnée tout au long de son parcours. Lors des échanges, elle a partagé son rêve d’indépendance financière et a reçu des conseils pour structurer son projet. Portée par cette dynamique, elle s’est fixée un objectif clair : ouvrir son atelier dès la fin de sa mission.
Une insertion réussie grâce à la rigueur et à l’accompagnement
Pendant sa mission, Bagni a commencé à acheter du matériel avec ses économies. Elle a fait preuve de patience et de rigueur pour rassembler l’essentiel. À la fin de son engagement, une nouvelle opportunité s’est présentée à elle. Grâce au soutien du gouvernement, elle a bénéficié d’un kit d’installation, contre une participation de 25% du montant du kit. Cet appui lui a permis d’anticiper l’ouverture de son atelier dans le quartier Akoutota à Tchindjassi.
Aujourd’hui, elle exerce son métier avec sérieux et ambition. Les commandes affluent, et la clientèle se fidélise. L’expérience du volontariat lui a permis de structurer son activité et de bâtir une base solide. « La mission de volontariat m’a permis de réaliser mon projet. Maintenant, je travaille pour faire grandir mon activité et répondre aux attentes de mes client(e)s », confie t-elle.
Mariée et mère de trois enfants, Bagni a choisi de prendre un nouveau départ. Autrefois habituée aux travaux champêtres, elle s’est tournée vers une nouvelle activité, déterminée à atteindre l’autonomie financière. Son engagement et sa rigueur lui ont permis de se démarquer. « Bagni s’est distinguée par sa persévérance et son respect. Grâce à son travail acharné, elle a su transformer sa vie », souligne LANIA Pakiwé, son chargé de suivi.
Aujourd’hui, elle est une référence locale, inspirant de nombreuses personnes. Son parcours prouve qu’avec la volonté et un bon accompagnement, il est possible de transformer un rêve en réalité.
GNAMDJA K. Espoir






