
BARIYENE Doiguibe : une sage-femme qui offre ses compétences au service de la santé communautaire de Tchiègle
3 juin 2026Le Volontariat d’engagement citoyen (VEC) s’impose aujourd’hui comme une véritable opportunité pour de nombreux jeunes désireux de se construire un avenir meilleur. En leur offrant la possibilité de servir leur communauté tout en acquérant des compétences et en constituant une épargne, ce programme a permis à plusieurs d’entre eux de démarrer une activité génératrice de revenus, de s’installer à leur propre compte ou encore d’améliorer une activité déjà existante. L’histoire de Koffi, jeune tapissier de la ville d’Atakpamé, illustre parfaitement cette réussite.
Célibataire et sans enfant, Koffi a connu un parcours difficile avant de trouver sa voie. Passionné par la tapisserie, il a dû faire de nombreux sacrifices pour apprendre le métier. Malgré sa détermination, les moyens financiers lui manquaient pour ouvrir son propre atelier. Après son apprentissage, il s’est résolu à devenir assistant chauffeur, un emploi qui lui permettait de subvenir à ses besoins . Bien que cette activité soit quelque peu rentable, elle ne lui offrait pas la stabilité ni la satisfaction qu’il recherchait.
C’est alors qu’un ami lui parla du Volontariat d’engagement citoyen. Intrigué, Koffi décida de s’inscrire, convaincu qu’il pourrait, grâce à ce programme, se rapprocher de son rêve d’entrepreneur.
Le volontariat, une opportunité de renaissance
Le VEC a été pour Koffi une véritable bouffée d’air frais. En participant aux activités d’assainissement de sa ville, il a non seulement contribué au bien-être de sa communauté, mais il a aussi retrouvé confiance en lui et en ses capacités. « Lorsque mon ami est venu me parler du VEC, il m’a rassuré qu’avec mes épargnes, je pourrais démarrer la mise en place de mon atelier. C’est pour cela que j’ai tenté ma chance afin de jouir des fruits de mon apprentissage », confie-t-il.
Durant les six mois de sa mission, Koffi a su faire preuve de discipline et de persévérance. À la fin de la la mission, il a utilisé ses allocations pour concrétiser son projet.
La concrétisation d’un rêve
Grâce à ses économies et à son sens de l’initiative, Koffi a pu acheter le matériel nécessaire pour lancer son activité de tapisserie à Atakpamé. Aujourd’hui, il fabrique des meubles modernes pour salon, des selles de motos et propose une variété d’articles à ses clients. Son atelier est devenu un lieu de créativité et d’innovation, où il met en valeur son savoir-faire artisanal.
Koffi parvient à tirer son épingle du jeu, malgré la conjoncture économique difficile. Son atelier fonctionne bien, et il arrive désormais à subvenir à ses besoins sans dépendre de personne. Reconnaissant, il exprime toute sa gratitude envers les initiateurs du programme VEC : « Mon patron même était étonné le jour où je lui avais dit que j’ai ouvert mon atelier. Il m’a demandé comment cela était possible, j’ai juste répondu que c’était grâce au volontariat », raconte-t-il avec fierté.
Un modèle d’inspiration pour la jeunesse
L’histoire de Koffi démontre que le volontariat peut être un véritable levier d’autonomisation pour les jeunes. En plus de renforcer leur esprit citoyen, il leur offre les moyens de bâtir un avenir professionnel solide. Le VEC ne se limite pas à une simple mission communautaire ; il constitue une passerelle vers l’emploi, l’entrepreneuriat et la dignité retrouvée.
À travers des parcours comme celui de Koffi, le Volontariat d’engagement citoyen prouve qu’il est possible, avec de la volonté et un accompagnement adéquat, de transformer les défis en opportunités et de bâtir un avenir meilleur pour la jeunesse togolaise.






