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3 juin 2025Dans les rues vibrantes et animées de la ville de Kara, sillonne chaque jour Valérie, une vendeuse ambulante de savon. Ses marchandises soigneusement disposées sur la tête, elle attire les passants grâce à son sourire et à son attention bienveillante. Ancienne Volontaire d’Engagement Citoyen, elle nous a partagé aujourd’hui un bout de son histoire. Elle confie que les pages de sa vie n’ont pas été faciles, mais qu’elle a pu compter sur l’accompagnement de l’ANVT pour démarrer son commerce.
Valérie a grandi dans une famille où le manque d’argent étouffait les grandes ambitions. Elle a dû abandonner l’école dès la classe de 5e. Grâce à l’aide de quelques personnes bienveillantes, elle a pu décrocher un contrat d’apprentissage en couture. Malheureusement, après deux années de formation, des obstacles imprévus l’ont contrainte à abandonner.
Mère au foyer, Valérie est devenue bien plus qu’une battante. Entre les travaux champêtres et divers petits boulots pour joindre les deux bouts, elle ne ménage pas ses efforts. Malgré ses nombreuses occupations, elle a trouvé le temps de s’engager dans le volontariat pour servir sa communauté.
Le programme VEC qui éveille une battante
Valérie est de celles qui placent toujours le bonheur des autres avant le leur. Lors de sa mission de volontariat, elle a activement participé aux travaux communautaires. Cette expérience a renforcé son engagement et sa confiance en elle, notamment grâce à plusieurs formations sur les compétences de vie. Elle a alors décidé de lancer une activité génératrice de revenus. Son ambition : vendre du savon. Ne disposant pas de moyens suffisants, elle a utilisé son allocation de fin de mission comme capital de départ. Elle achetait le savon en gros chez une grossiste au grand marché de Kara, puis le revendait au détail.
Après deux mois de vente, Valérie a pu augmenter son fonds de commerce, ce qui lui a permis de s’approvisionner en plusieurs cartons de savon. Peu à peu, elle a commencé à livrer certains vendeurs de son quartier. « Être mère au foyer n’est pas facile, il faut se battre pour le bien de la famille. J’ai eu la chance de faire du volontariat, ce qui m’a aidée à avoir une source de revenu. Maintenant, je me sens accomplie », explique-t-elle avec émotion.
Grâce à l’amélioration de son pouvoir d’achat, elle prend soin de ses enfants et ambitionne ouvrir très bientôt ouvrir une boutique.
Pour POUWE Sodou, chargé de suivi des volontaires à Kara, Valérie est une femme qui fait tant de sacrifices pour sa famille. Elle s’investit malgré les défis rencontrés pour améliorer son quotidien.
Aujourd’hui, Valérie encourage plus que jamais toutes les femmes à démarrer des activités économiques pour améliorer les conditions de vie et le bien-être de leur ménage.
KPANTE Djabi






