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24 février 2026Prenam est une coiffeuse de profession. Depuis plusieurs années, elle nourrissait le rêve d’ouvrir son salon de coiffure, mais les barrières financières lui semblaient insurmontables. Longtemps, elle a étudié différents plans et établi des budgets sans parvenir à concrétiser son projet. Son engagement en tant que volontaire d’engagement citoyen a transformé ce rêve en réalité. Au-delà de l’accompagnement reçu à travers les formations sur les compétences de vie et l’entrepreneuriat, elle a bénéficié d’un kit d’installation qui lui a permis d’ouvrir et d’équiper son atelier. Aujourd’hui, le bonheur se lit dans son regard lorsqu’elle évoque son métier, qui contribue désormais aux revenus de sa famille.
Prenam vit à Kétao, une commune située à l’est de la région de la Kara. Déscolarisée en classe de 4e à la suite de difficultés familiales, elle a été contrainte de prendre très tôt ses responsabilités. Comme beaucoup de jeunes filles, elle a multiplié les activités génératrices de revenus pour subvenir à ses besoins. Plus tard, elle a bénéficié du soutien de son époux pour apprendre un métier : la coiffure. Elle a longtemps exercé cette activité à domicile, faute d’atelier et d’équipements adéquats. Elle se rendait de porte en porte lorsqu’une cliente sollicitait ses services. Les revenus tirés de ces prestations lui permettaient de ne pas dépendre exclusivement de son mari.
Une résiliente prête à servir sa communauté
Animée par le désir d’améliorer le cadre de vie de sa communauté, Prenam a rejoint l’équipe des volontaires d’engagement citoyen de la neuvième phase à Kétao, sa commune de résidence. En tant que volontaire, elle a participé aux activités d’assainissement, à la protection de l’environnement à travers des opérations de reboisement, ainsi qu’à la création d’espaces verts. « Ce qui m’a poussée à m’engager dans le volontariat, c’était de contribuer moi aussi à l’assainissement de ma communauté. J’ai constaté les changements positifs que le volontariat a apportés dans la vie de mes prédécesseurs ; je ne voulais pas rester à l’écart », explique-t-elle.
Elle a également bénéficié d’un accompagnement pour épargner une partie de ses allocations en vue de louer un local et d’ouvrir son atelier. « Les volontaires bénéficient d’un accompagnement pour concrétiser leur projet pendant leur mission. Prenam nourrissait l’ambition d’ouvrir son atelier. Habituellement, les volontaires artisans reçoivent du Gouvernement des kits d’installation. Elle a reçu le sien et nous l’avons accompagnée dans la constitution de son épargne. Cela lui a permis de louer un local et d’acheter des produits de beauté pour la pédicure et la manucure. Aujourd’hui, c’est une femme déterminée à atteindre son indépendance financière », témoigne YAO B. Prisca, agent d’accompagnement des volontaires à Kétao.
Chaque mardi, Prenam se rend au marché de Kassoua et, le mercredi, au marché de sa commune pour proposer ses services de tresse, pédicure et manucure. Cette régularité lui permet de développer progressivement une clientèle fidèle, qui ne cesse de s’élargir.
KPANTE Djabi






