
ALASSI Fridaos, un engagement réussi
30 octobre 2025
Le VEC, une seconde chance pour KERETSO Kossi
4 novembre 2025À Alédjo Kadara, depuis son modeste atelier, KOUKOU-FONDOU Fazazi façonne avec ténacité son avenir. Accroupi à même le sol, équipé de quelques outils, il met en pratique les connaissances acquises durant son apprentissage en soudure. Volontaire d’Engagement Citoyen de la phase 8, l’accompagnement reçu pendant sa mission de volontariat lui a permis de renforcer sa confiance en lui et de réunir les ressources nécessaires pour ouvrir son propre atelier. Grâce aux revenus qu’il génère, Fazazi subvient aujourd’hui aux besoins de sa famille tout en construisant progressivement son autonomie financière.
Pour en arriver là, Fazazi a dû affronter de nombreux obstacles. Après quelques difficultés familiales, il a quitté l’école, démotivé et désemparé, alors qu’il était en classe de 5e. Ses parents l’ont ensuite orienté vers la formation professionnelle, espérant ainsi lui ouvrir d’autres perspectives. Il choisit la soudure, une passion naissante qu’il développe avec rigueur et détermination. Il obtient avec brio son certificat de fin d’apprentissage, mais la réalité financière freine bientôt son élan d’ouvrir un atelier. En parallèle de la soudure, il s’adonne également à la forge afin de diversifier ses activités.
L’aventure : la promesse d’une vie meilleure
Fazazi aspirait à une vie meilleure pour lui et sa famille. Arrivé en Côte d’Ivoire après avoir quitté son pays natal, il se retrouve sans ressources, sans soutien ni contacts, porté seulement par l’espoir de découvrir l’eldorado. Il enchaîne alors les petits emplois, travaillant sans relâche pour simplement survivre. Après plusieurs années de lutte dans un environnement étranger, sans parvenir à concrétiser ses ambitions, il décide finalement de rentrer au pays. Il a compris que ce qu’il cherchait ailleurs pouvait se construire chez lui. « Mieux vaut demeurer dans son propre pays que de partir ailleurs en quête d’une vie meilleure. Cette aventure reste mon plus grand regret », confie-t-il, le regard perdu dans le vide, chargé de souvenirs et de remords.
Le volontariat : un coup de pouce dans la réalisation de son projet
En 2022, Fazazi s’est engagé dans le volontariat afin de contribuer au développement de sa communauté. Cette expérience lui a redonné confiance en ses capacités et l’a encouragé à voir plus grand. Grâce aux formations sur les compétences de vie et l’entrepreneuriat, il a acquis de nouvelles connaissances précieuses. En épargnant presque toutes ses allocations, il a pu acheter le matériel nécessaire pour ouvrir son propre atelier. « Je suis très fier de ce que j’ai accompli. Voilà maintenant trois ans que j’ai ouvert mon atelier de soudure, ce qui n’aurait pas été possible sans mon expérience de volontariat. Participer à un groupement d’épargne et de crédit m’a permis d’économiser pour acquérir mon équipement. Aujourd’hui, je vis de mon travail et je suis reconnu pour la qualité de mes réalisations », explique-t-il.
Son projet est d’élargir son atelier avec la forge afin de diversifier ses services.« J’avoue que les formations ont été déterminantes dans la réussite de son projet. Au cours de la mission, j’ai vite compris ses ambitions et ses peurs. Il a pris conscience de ses capacités à transformer sa vie avec peu de moyens. Je lui souhaite plein succès » , témoigne TCHATAGBA Abdalah, Agent de suivi et accompagnement des volontaire à Alédjo.
Son projet est désormais d’élargir son atelier en y intégrant la forge, afin de diversifier ses services. « J’avoue que les formations ont été déterminantes dans la réussite de son projet. Au cours de sa mission, j’ai vite compris ses ambitions et ses peurs. Il a pris conscience de sa capacité à transformer sa vie avec peu de moyens. Je lui souhaite plein succès », témoigne TCHATAGBA Abdalah, agent de suivi et d’accompagnement des volontaires à Alédjo.
KPANTE Djabi






