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19 janvier 2026Dans le quartier Yigmado à Guérin-Kouka se trouve un petit atelier de mécanique au nom simple, mais plein de promesses. C’est ici que N’Djognam, ancien Volontaire d’Engagement Citoyen (VEC), exerce son métier avec passion et détermination, après avoir surmonté de nombreuses épreuves. Devenu patron de son propre atelier, il a acquis les compétences et l’assurance nécessaires pour bâtir une vie plus stable grâce à son expérience de volontariat. Si ses revenus demeurent modestes, il a surtout gagné l’estime et la reconnaissance de sa communauté.
Le parcours de N’Djognam est marqué par de nombreux défis. Né dans une famille aux revenus modestes, il a enchaîné les emplois précaires tout en poursuivant un objectif clair : atteindre l’indépendance financière grâce à un métier stable. Malgré sa détermination, le manque de ressources l’a contraint à abandonner l’école en classe de 5e, faute de soutien moral et financier. Passionné par la mécanique mais incapable de financer sa formation, il s’est alors rendu au Ghana à la recherche de meilleures opportunités.
Après une année de travail acharné loin des siens, N’Djognam est revenu au pays avec suffisamment d’économies pour entamer son apprentissage. Grâce à sa persévérance, il a finalement réussi à achever sa formation en mécanique de deux-roues.
Retrouver espoir et confiance à travers le volontariat
N’Djognam envisageait de se rendre une seconde fois au Ghana afin de réunir les moyens nécessaires à l’ouverture de son atelier. C’est dans ce contexte qu’il découvre le programme de Volontariat d’Engagement Citoyen (VEC). Il intègre ainsi la 7ᵉ mobilisation des volontaires à Guérin-Kouka.
Au cours de sa mission, il apprend à mieux gérer ses allocations, ce qui lui permet d’acquérir une première caisse d’outils et d’obtenir un emplacement auprès de la mairie pour installer son atelier. « L’ANVT m’a donné les moyens et la confiance nécessaires pour croire en moi et construire un avenir meilleur. Grâce à cette mission, je n’ai plus eu besoin de repartir à l’aventure. En plus de l’ouverture de mon atelier, j’ai bénéficié de plusieurs formations qui ont profondément changé ma vie », explique-t-il.
Aujourd’hui, son atelier accueille de nombreux habitants du quartier qui lui font confiance. Il travaille avec rigueur et passion, prenant soin de chaque engin avec minutie. S’il gagne modestement sa vie, il parvient à subvenir aux besoins de sa famille et jouit surtout du respect de sa communauté.
Pour Lamessi D. Fabrice, Agent de suivi et accompagnement des volontaires à Dankpen, le parcours de N’Djognam est une véritable source de fierté. Ces parcours contribuent à réduire les migrations irrégulières et à offrir des perspectives durables aux jeunes dans leur propre communauté.
KPANTE Djabi






