
Une histoire de résilience et de dévouement : cas de MISRE Akou
15 septembre 2025
KONDINE K. Nadège : passion, humanité et professionnalisme au service des communautés
18 septembre 2025« La vie ne m’offrait aucun horizon. Mais grâce au programme Volontariat d’Engagement Citoyen (VEC), j’ai trouvé une lumière dans les ténèbres et je me suis relevée. » Ces mots résument le parcours de Damboime, ancienne VEC dans la commune de Kpendjal-Ouest 1, à Naki-Est. Mère de trois enfants, elle a transformé une existence marquée par les difficultés en une véritable réussite.
Pendant des années, Damboime a mené une vie rythmée par les travaux champêtres aux côtés de son époux. La trentaine bien entamée, elle sentait que son destin était scellé : pauvreté et manque de perspectives semblaient être ses seuls compagnons. « Je pensais que ma vie n’avait aucun sens, que je n’étais née que pour souffrir », confie-t-elle avec émotion. Puis un rayon d’espoir a surgi : elle a entendu parler du programme VEC et a été mobilisée pour la 9ᵉ phase. Ce fut le début d’une nouvelle vie.
L’école de la vie : le déclic du volontariat
Au fil des formations sur les compétences de vie et l’entrepreneuriat, Damboime découvre peu à peu son potentiel. « Après quelques mois de mission, notre chef m’a dit qu’il n’est jamais trop tard pour entreprendre et que je ne devais pas m’apitoyer sur mon sort. Ces paroles m’ont donné le courage d’avancer et de m’organiser », confie-t-elle.
Portée par ce nouvel état d’esprit, elle met soigneusement de côté ses allocations et commence à bâtir son projet. Elle investit dans 10 bols de soja et 5 bols de maïs. Avec ces matières premières, elle se lance dans la fabrication de fromage local et de boules d’akassa, communément appelées “Akpan”.
Une activité modeste devenue une fierté
Installée au cœur du marché, en bordure de la route très fréquentée de Naki-Est, Damboime s’impose rapidement comme une figure familière. Chaque matin, élèves, apprentis et ouvriers s’arrêtent à son étal pour s’offrir un petit-déjeuner chaud, nourrissant et accessible.
Ce commerce, parfois jugé insignifiant, est devenu pour elle une véritable planche de salut. « Au début, j’hésitais, mais chaque soir je voyais que cela me rapportait. J’ai persévéré et aujourd’hui c’est une fierté pour moi d’avoir été VEC », dit-elle avec un large sourire.
Pour Damboime, le volontariat n’est pas seulement un programme de service communautaire, mais une école de vie qui accompagne chacun vers la réalisation de son projet et son épanouissement.
Le regard du suivi : une réussite exemplaire
Hubert, le chargé de suivi, confirme : « Damboime est une femme courageuse et déterminée. Dès le départ, je voyais en elle une personne capable de réussir. Grâce à un accompagnement individualisé, nous avons travaillé ensemble sur son plan d’affaires, et elle a su transformer ses idées en réalité ».
Aujourd’hui, Damboime subvient aux besoins de sa famille grâce à son activité. Son étal n’est plus seulement un point de vente : c’est un lieu de vie, où des dizaines de jeunes et de travailleurs trouvent chaque matin l’énergie nécessaire pour bien démarrer leur journée.






