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23 février 2026« Il est très intéressant de pouvoir, après tant d’efforts, exercer le métier de ses rêves ». C’est par ces propos empreints de sagesse que Sanda nous a accueillis dans son modeste salon de coiffure situé au cœur du quartier Djama à Kaboli. Ancienne Volontaire d’Engagement Citoyen de la phase 9, elle doit aujourd’hui son insertion socio-économique réussie à cette mission qui a marqué un tournant dans son parcours. Chaque service rendu est une source de satisfaction pour ses clientes, contribuant ainsi à sa fierté et à sa renommée dans son entourage.
Après trois années de formation en coiffure, sanctionnées par un Certificat de Fin d’Apprentissage (CFA) obtenu en 2018, Sanda s’est heurtée au manque de ressources pour ouvrir son atelier. Pour ne pas rester inactive et perdre la main, elle exerçait à domicile. C’est d’ailleurs grâce à l’une de ses clientes qu’elle découvre le programme de Volontariat d’Engagement Citoyen. Sanda n’a pas hésité : elle a tenté sa chance, et celle-ci lui a souri.
La mission du volontariat d’engagement citoyen, source d’insertion socio-économique pour Sanda
Mobilisée en avril 2024, Sanda a su transformer cette opportunité en véritable tremplin. Après six mois de mission et avec l’accompagnement de son chargé de suivi, elle a entamé les démarches pour son installation, notamment la location de son atelier. À l’issue du processus d’équipement, elle a officiellement ouvert son salon en janvier 2025.
Et, chose remarquable, elle n’a pas tardé à accueillir ses premières clientes.
« Aujourd’hui, c’est un sentiment de réussite et de soulagement qui m’anime chaque fois que je me retrouve dans mon atelier. Je me donne à fond pour fidéliser ma clientèle, car la concurrence est très rude et, au moindre signe d’insatisfaction, les clientes peuvent aller voir ailleurs », confie-t-elle.
La particularité du travail de Sanda
Ce qui distingue Sanda, c’est la mise en pratique des techniques d’accueil et de relation clientèle acquises durant sa mission. Les week-ends, son atelier est particulièrement fréquenté, signe de la confiance que lui accordent ses clientes. Selon elle, au début de son engagement, son mari s’y est opposé. Pourtant, elle a osé poursuivre, malgré tous les risques possibles. Aujourd’hui, face aux changements positifs opérés dans sa vie, il reconnaît la portée et l’importance de cette expérience.
Soucieuse d’élargir son offre, Sanda envisage désormais d’introduire des produits cosmétiques afin de compléter ses services. Convaincue que ces deux activités marchent de pair, elle y voit une nouvelle opportunité de renforcer son autonomie financière.
GNAMDJA K. Espoir






