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23 mai 2025Morceler un pagne ou un tissu et le transformer en objet utile était la passion de Méhèza depuis son enfance. Débout dans son atelier, le ruban au coup, avec un regard attentionné , elle prend les mesures d’une tenue à coudre. Ancienne Volontaire d’Engagement Citoyen de la phase 8 à Tchébébé, elle a connu des difficultés après son apprentissage qui ne lui ont pas permis d’ouvrir son atelier. Quelques années plus tard, elle concrétise son projet de vie à la suite de son engagement au service de sa communauté. Devenue propriétaire d’un atelier de couture, dans ce portrait, elle partage son expérience de réussite.
Méhèza, a toujours aimé la couture quand elle était sur les bancs de l’école. Après son BEPC, elle a désisté les classes et s’est lancée dans l’apprentissage. Après trois ans de formation, elle sort nantie d’un Certificat de Fin d’Apprentissage (CFA). Une fois le diplôme en main, elle s’est confrontée aux difficultés financières pour démarrer son métier.
La détermination pour l’atteinte d’un objectif
Née d’une famille paysanne, elle s’est lancée dans la culture de soja avec l’intention de réunir les moyens pour pouvoir acheter une machine à coudre. Malgré sa détermination et un dur labour pendant deux ans, cela n’a rien donné de concret. Un jour, au cours d’une causerie débat, elle a entendu parler du programme du Volontariat d’Engagement Citoyen. Après s’être bien informée, Méhèza n’a pas hésité à s’engager pour mettre son temps au service de sa communauté.
La mission de VEC, une source de concrétisation du projet de vie de Méhèza
Méhèza avait son projet de vie clairement défini avant son engagement au service de sa communauté. Elle s’est donnée corps et âme pour mettre la chance de son côté afin d’en profiter des acquis de la mission pouvant stimuler la concrétisation de son métier de vie. Ainsi, pour elle, chaque étape de la mission est une nouvelle expérience acquise. Elle a suivi avec intérêt toutes les formations déroulées au cours de la mission.
Animée par une détermination et une confiance en soi, six mois après la mission, Méhèza se sent capable d’ouvrir son atelier de couture. Ses allocations de fin de mission lui ont permis d’acheter une machine à coudre. Avec l’aide de sa grande mère, elle a pu louer un local qui lui sert d’atelier de couture. Aujourd’hui, elle se fait compter parmi les patronnes d’atelier à Tchébébé. « La mission du volontariat d’engagement m’a rendu autonome ; aujourd’hui, je suis dans mon atelier et je ne dépends plus de personne. Dès lors, ma préoccupation de tous les jours est de me concentrer sur mon travail pour un meilleur lendemain ».






