
De zéro à une héroïne, cas de WOLANDE Hézouwè
16 juin 2025
TCHABALANDJA Fadilatou, l’active infirmière à l’USP Kouloumi
18 juin 2025À Dapaong, dans le quartier en plein essor de Nassablé, une jeune mère s’active entre les tables d’un petit bar-restaurant. Tout près, une machine à coudre trône dans un coin discret. C’est ici que Labilbé, ancienne Volontaire d’Engagement Citoyen (VEC) de la vague 9, écrit une nouvelle page de sa vie.
Diplômée en couture avec un Certificat de Fin d’Apprentissage (CFA), Labilbé a longtemps rêvé d’avoir son propre atelier. A la fin de sa mission dans la commune de Tône 1, c’est un tout autre projet qui s’impose à elle.
Les formations suivies pendant sa mission en compétences de vie et en entrepreneuriat lui ouvrent les yeux. Elle apprend à observer, à étudier son environnement, à reconnaître une opportunité. Elle repère alors une zone stratégique, dynamique, en pleine croissance, où le besoin en restauration est évident.
Du fil à la fourchette : un virage réfléchi
Labilbé choisit de miser sur du concret. Elle lance un petit bar-restaurant dans un espace qu’elle juge prometteur. La couture, elle ne l’abandonne pas. Elle continue de coudre pour elle-même, et, à l’occasion, pour quelques clients. Mais c’est désormais autour de la cuisine et de la gestion que son quotidien s’articule.
Mère célibataire d’une fille de neuf ans, elle organise ses journées avec minutie. Elle fait les courses, gère les commandes, accueille les clients et veille aux moindres détails. La formation reçue durant son volontariat l’y a préparée : anticiper, entreprendre, s’adapter.
La couture, elle ne l’abandonne pas. Elle continue à coudre pour elle-même, et à l’occasion, pour quelques clients. Désormais, c’est autour de la cuisine et de la gestion que son quotidien s’articule.
Une réussite sans enseigne, mais pas sans impact
Le bar-restaurant n’a pas encore de nom. Pourtant, dans le quartier, tout le monde sait qui est Labilbé. Son parcours est connu, son engagement respecté. Pour elle, « le volontariat peut semer des graines qui germent bien au-delà de la mission, car c’est grâce à cette mission qu’elle a démarré son projet ».
Le fil de la couture ne l’a pas quittée. Il demeure dans son parcours comme une signature, un rappel de son savoir-faire et de son passé, bien que c’est dans l’entrepreneuriat qu’elle a trouvé son présentet peut-être son avenir.
À travers elle, le programme VEC montre qu’il ne forge pas seulement des citoyens utiles, mais aussi des bâtisseurs lucides. Et que, parfois, le plus beau tissu à confectionner, c’est celui de sa propre vie.






