Pour son premier numéro de l’émission mensuelle «je m’engage» de l’année, avec pour thème le processus de mobilisation des volontaires d’engagement citoyen, le CRV-Centrale a choisi les antennes de la radio “amitié entre les peuples de la préfecture de Mô”, ce 13 février 2021.
Consciente des défis liés à la mobilisation, madame ESSOFA Binta, chargée de suivi des volontaires nationaux de compétences, a apporté des lumières sur la mission de volontariat, le volontariat d’engagement citoyen, les conditions pour le devenir, les missions des VEC, la durée de la mission, les statistiques de mobilisation des VEC pour cette 6ème phase dans la région centrale et pour la préfecture de Mô en particulier, les différentes étapes du processus de mobilisation, les conditions d’accueil des VEC, etc.
Occasion également pour messieurs ASSINDA Akoumagnina, adjoint au maire de la commune de Mô 1 et N’TOKOTI Balatobe, conseiller municipal de la commune de Mô 2, deux distingués invités de revenir en dialecte lamba et konkomba pour apporter plus d’éclaircissements aux auditeurs.
Démarré depuis 2016, pour 5 phases de mise en œuvre, le projet VEC a permis de redorer les conditions de vie des communautés à la base. À ce jour, 21 701 VEC et 1313 séniors ont été mobilisés sur le plan national. Les communes de Mô 1 et Mô 2 en font partie des 117 communes qui ont bénéficié de l’extension du projet VEC après les résultats satisfaisants constatés.
Le volontariat d’engagement citoyen est le type de volontariat ouvert aux Jeunes déscolarisés et semi-scolarisés de 18 à 35 ans. Son objectif est de mobiliser les jeunes sur des missions de travaux d’intérêt national ou communautaire tout en leur offrant un cadre pour se former aux valeurs citoyennes, au travail bien fait et planifier leur insertion socioprofessionnelle.
Il faut rappeler que l’étape des inscriptions et présélections des candidats étant bouclée, la mobilisation se poursuit dans les 15 communes de la région centrale avec la phase des interviews.
Koutchabalo, est issu d’une famille polygame. Fils ainé de la lignée de sa maman, il a mis fin à ses études en classe de 5e pour embrasser les travaux champêtres afin de porter main forte à la maman dans l’éducation de ses petits frères et sœurs. Il a assisté cette dernière pour un bon moment avant de se lancer dans l’apprentissage. Passionné par l’art de transformer le fer en objet, il s’est orienté dans la soudure en 2019. Après trois ans de formation, il a obtenu son diplôme en 2021. Comme pour tout artisan, après leur formation, trouver un financement pour démarrer son activité est un casse-tête. Koutchabalo a manqué les moyens financiers pour mettre sur pied son atelier de soudure, il s’est alors retourné vers la culture de la terre avec l’idée de pouvoir réaliser son projet. Travailleur et toujours actif aux travaux d’intérêt général, en 2023, il a été enrôlé dans le programme VEC pour le compte de la phase 8 à Sokodé. La mission VEC, source de réalisation du projet de Koutchabalo Koutchabalo a participé activement aux travaux d’intérêt général pour le bien-être de sa communauté. Durant, sa mission il a prouvé son engagement à travers son assiduité et sa promptitude ce qui démontre que, le développement de sa communauté fait partie de ses prérogatives. L’ancien volontaire avait son projet de vie clairement définit avant le début de la mission. Alors il s’est fixé des objectifs pour la concrétisation de ce projet : ouvrir son atelier de soudure. Comme tous Volontaires d’Engagement Citoyen, ils sont payés mensuellement à 20 000F et 10000F d’épargne sur leur compte. Koutchabalo autre a toujours gardé ses allocations sur son compte jusqu’à la fin de la mission. Avec l’appui et accompagnement de sa chargée de suivi, il a pu identifier un endroit pour l’ouverture de son atelier. Le prix de l’engagement Après six mois de mission, Koutchabalo a pu construire une pièce en terre cuite pour son atelier dans le quartier Kpario sur la route de Bassar. Avec l’appui des kits d’installation dont il a bénéficié, le jeune artisan a saisi cette belle opportunité pour démarrer son métier. Il a officiellement ouvert son atelier en décembre 2024, et a déjà un apprenti à son actif. « Aujourd’hui c’est une grande fierté pour moi de travailler dans mon propre atelier grâce à mon engagement volontaire. Nuit été cette mission, où trouverai-je-t-il les moyens pour acheter la machine de soudure qui coûte si chère ? Je devrais être encore au champ et je risquerai d’oublier les notions de mon métier que j’ai appris. Tous mes efforts et énergie concentrés pendant trois ans apprentissage devraient être réduire à néant » telles sont les propos de notre interlocuteur à la fin de nos échanges. Il faut noter que nombreux sont ces jeunes artisans qui devenus aujourd’hui des patrons et patronnes d’atelier grâce au programme du volontariat d’engagement citoyen mis en place par l’Agence Nationale du Volontariat au Togo. GNAMDJA K. Espoir