
GABIAM A. Claire, une dévouée au service du laboratoire de l’ATBEF
18 avril 2025
OYELADE Stephen au service de la comptabilité de l’ONG Aklala Batik
22 avril 2025Assise confortablement sur une chaise, les yeux fixés sur son ordinateur, Aimée travaille sur un document important que le maire doit apporter à un atelier dans l’après-midi. Très à l’aise avec les techniques de saisie et de traitement de texte, elle met un point d’honneur à toujours fournir un travail irréprochable. Cette rigueur figure parmi les raisons pour lesquelles elle a été recrutée à la mairie de Wahala, à l’issue de son engagement au Volontariat d’Engagement Citoyen.
Très timide à l’école, Aimée a tout de même obtenu rapidement son Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC). Après quatre années passées au lycée, elle a tenté à deux reprises d’obtenir le baccalauréat première partie, sans succès. Elle a alors décidé de mettre fin à son parcours scolaire pour se former à l’informatique bureautique.
Une mission de volontariat qui vient à point nommé
Après sa formation, et en attendant de trouver un emploi, son père lui propose de s’engager dans le volontariat pour occuper son temps libre. Ce n’était pas son souhait au départ, mais après plusieurs insistances, Aimée finit par accepter et devient VEC. Ce choix, qu’elle croyait temporaire, allait pourtant transformer le cours de sa vie.
Dans le cadre de la phase 5 du programme, elle se fait enrôlée dans la commune de Haho 4. À la fin de sa mission, elle est sollicitée pour un stage afin de renforcer ses compétences en informatique bureautique. C’est ainsi qu’elle débute un stage à la mairie de Wahala, sans se douter qu’elle y occuperait plus tard un poste durable.
Au cours du stage, elle a développé les valeurs de volontariat, notamment l’humilité et le dévouement pour le travail bien fait. Ce qui a émerveillé les autorités de la commune qui n’ont pas hésité à lui faire signer un contrat à la fin de son stage. Elle est aussi appréciée des visiteurs grâce à son accueil et à ses prestations de service.
La mission de volontariat a profondément transformé le tempérament d’Aimée. Timide et craintive à ses débuts, elle s’est métamorphosée grâce à l’effet du groupe. Elle est aujourd’hui une femme audacieuse et ouverte. Fière de ce changement, elle confie : « Avant le volontariat, non seulement j’avais peur de m’approcher des gens, mais j’étais aussi très réservée. Une fois entrée dans le programme, mon comportement a changé grâce aux différentes formations reçues sur les compétences de vie ».
La mission de VEC, une mission de tous les jours
Pour Aimée, l’esprit du volontariat ne s’arrête pas à la fin de la mission VEC : il se vit au quotidien. C’est pourquoi, même après sa mission, elle continue de mener des actions d’intérêt collectif dans son quartier. Chaque week-end, elle s’est donnée pour tâche d’aménager la devanture de sa maison ainsi que celles de ses voisins. À ses yeux, il n’est pas cohérent de s’engager dans une mission VEC tout en continuant à vivre dans un environnement négligé.
Très ambitieuse, Aimée envisage de lancer une activité parallèle afin de diversifier ses sources de revenus. Elle projette de faire du stockage de céréales pour les revendre en période de pénurie. Elle souhaite également se lancer dans la revente de friperie et de pagnes.






