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Devenue mère célibataire très jeune, Djalila n’a pas pu poursuivre ses études faute de soutien. Son jeune âge la rendait encore fragile face aux responsabilités. Elle a alors décidé de tenter sa chance à Lomé. Malgré plusieurs mois de travail acharné loin de sa famille, ses revenus restaient insuffisants pour couvrir ses besoins. Face à ces difficultés, elle est revenue à Bafilo. Sans activité à son retour, elle a choisi de s’engager dans le volontariat pour aider sa communauté.
La réussite portée par le volontariat
De bouche à oreille, Djalila a appris l’existence du programme de Volontariat d’Engagement Citoyen. Elle a alors décidé de s’engager pour porter main forte à sa communauté. Durant sa mission, elle a fait preuve de dévouement et de volonté de se transformer. Pour cela, elle a élaboré un plan d’affaires afin de mieux utiliser ses allocations mensuelles. « J’ai entendu parler du volontariat d’engagement citoyen par le bouche-à-oreille. Les conditions m’ont intéressée et, avec mes voisines, nous avons décidé de nous engager. Avec cette expérience, j’ai gagné en confiance en soi. Les différentes formations m’ont ouvert les yeux sur l’entrepreneuriat », explique-t-elle.
Toutes les formations ont été utiles, en particulier celle sur l’épargne régulière. Pendant sa mission, elle a mis de côté une partie de ses indemnités mensuelles. À la fin, elle a investi ces économies ainsi que son allocation de fin de mission pour ouvrir un petit commerce d’alimentation générale. « Aujourd’hui, je suis très fière de mon parcours. Je possède une boutique qui me permet progressivement d’atteindre mon autonomie. Je peux prendre soin de mon enfant, et tout cela n’a été possible que grâce à l’accompagnement dont j’ai bénéficié durant mon volontariat », ajoute-t-elle.
” On accompagne chaque Volontaire à identifier une activité génératrice de revenus (AGR) et ensemble nous montons avec lui le projet. On les accompagne via des formations et des suivis conseils pour le réaliser. Djalila reste un bon exemple pour les autres jeunes” , témoigne DJOBO MOUSSA Djamaldine, Agent de suivi des Volontaires à Bafilo.






