
OTOU Akouvi, du volontariat à l’entrepreneuriat : le parcours d’une femme résiliente à Kpélé Adéta
18 septembre 2026
YOROU Tohiratou, au service de la nationalité à Vogan
18 septembre 2026Dans sa tête, les idées ne manquent pas et, entre ses mains, le travail ne s’arrête jamais. Jean-Baptiste est un jeune coiffeur qui rêve de voir son activité grandir. En pleine mission VEC dans la commune d’Agoè 6 (Adétikopé), il profite de chaque expérience pour apprendre, gagner en assurance et donner vie aux projets qui lui tiennent à cœur. Pour lui, le volontariat n’est pas une parenthèse : c’est une nouvelle étape pour aller plus loin.
Avant même de rejoindre le programme VEC, Jean-Baptiste avait déjà choisi la coiffure comme métier. Dans un petit local encore inachevé, aménagé au sein de la maison familiale, il accueillait ses clients, perfectionnait son savoir-faire et s’investissait chaque jour pour développer son activité. Il rêve aujourd’hui d’un atelier mieux aménagé, plus accueillant et capable de recevoir davantage de clients. C’est pourquoi, lorsqu’il intègre le programme VEC, il voit cette nouvelle expérience comme une occasion de renforcer ses compétences, de gagner en confiance et de mieux préparer son avenir.
Le volontariat renforce sa confiance
Au quotidien, Jean-Baptiste participe activement aux différentes activités de sa mission. Au fil du temps, il apprend à mieux travailler en équipe, à respecter ses engagements et à prendre davantage de responsabilités. Les activités et les formations axées sur les compétences de vie lui permettent également de gagner en assurance et de mieux définir ses objectifs. « Le volontariat m’apporte beaucoup. Il m’aide à développer la discipline, le sens des responsabilités, l’esprit d’équipe et surtout la confiance en moi. Je comprends davantage qu’il faut travailler pour réaliser ses projets et ne pas attendre que les opportunités viennent à nous », explique-t-il.
Un jeune qui transforme ses acquis en initiatives
Jean-Baptiste ne se contente pas d’apprendre. Il met également ses acquis en pratique. Grâce aux économies réalisées sur ses allocations de volontariat, il a progressivement aménagé son local et l’a transformé en un véritable atelier de coiffure.
Son ambition ne s’arrête pas là. À la fin de sa mission VEC, il envisage de louer un local plus spacieux et mieux adapté afin de poursuivre le développement de son activité.
Touche-à-tout et toujours à la recherche de nouvelles compétences, Jean-Baptiste s’intéresse également à d’autres activités. Au cours de sa mission, il a notamment appris à fabriquer du savon liquide. Il a ensuite mis ce savoir-faire en pratique, et sa mère commercialise aujourd’hui les savons qu’il fabrique sur le marché. Il maîtrise également la préparation de plusieurs amuse-bouches à base de farine de blé, notamment les atchomo et les afrikaténis.
À ceux qui hésitent encore à s’engager, Jean-Baptiste recommande de saisir les occasions d’apprendre et de se construire. « Il faut profiter de chaque opportunité pour apprendre et avancer. Le volontariat m’a beaucoup apporté. Il m’a permis de développer certaines qualités et de voir autrement mon avenir. Aux jeunes, je dirais de rester déterminés, de travailler et surtout de ne jamais abandonner leurs projets ».
Aujourd’hui, Jean-Baptiste poursuit son chemin avec un atelier qu’il améliore progressivement, plusieurs savoir-faire à son actif et, surtout, une tête pleine de projets. Pour lui, le volontariat représente une étape importante qui lui permet de renforcer ses compétences, de prendre confiance en lui et de préparer sereinement la suite de son parcours, tout en gardant la coiffure au cœur de son projet professionnel.






