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15 juillet 2026Dans le cadre de sa mission d’imprégnation à l’Agence Nationale du Volontariat au Togo (ANVT), M. Yannick Hervé SOKENG DONGMO, premier Volontaire d’Engagement Africain en service à la Direction générale du Service civique national et du Volontariat du Sénégal (DGSCNV), a effectué un séjour d’étude au Togo. Cette visite lui a offert l’occasion de découvrir de près le modèle togolais de volontariat, d’échanger avec les équipes de l’ANVT sur ses mécanismes de fonctionnement et d’identifier des pistes de coopération entre le Sénégal et le Togo. À l’issue de son séjour, il partage ses impressions, les enseignements tirés de cette immersion et sa vision des perspectives de collaboration entre les deux pays.
Quel était l’objectif de votre mission d’imprégnation au sein de l’ANVT ?
L’objectif de notre mission était de permettre à la Direction générale du Service civique national du Volontariat du Sénégal de s’inspirer du modèle togolais afin de renforcer les mécanismes nationaux de coordination, de promotion et de valorisation du volontariat au Sénégal, conformément à la Stratégie nationale de développement 2025-2029.
Nous connaissions déjà les orientations stratégiques de l’ANVT. Cette mission visait surtout à comprendre les aspects opérationnels : comment les activités sont mises en œuvre, avec quels moyens et pour quels résultats.
« Le volontariat togolais est avant tout un outil de développement »
Quelles sont vos impressions sur le modèle togolais de volontariat ?
Ce qui ressort avant tout, c’est la cohérence et la continuité de l’engagement de l’État togolais en faveur du volontariat depuis plus d’une décennie. Le volontariat a été conçu comme un levier d’employabilité des jeunes, mais également comme un outil de développement.
Les volontaires contribuent à la mise en œuvre des politiques publiques, renforcent les capacités des structures d’accueil et apportent une réelle valeur ajoutée technique aux administrations et aux collectivités territoriales.
À cet égard, le dispositif des Volontaires d’Engagement Citoyen (VEC) illustre parfaitement cette orientation, le dispositif des Volontaires d’Engagement Citoyen (VEC) illustre particulièrement cette orientation, notamment à travers la préparation pratique des jeunes et leur implication croissante dans les chaînes de valeur agricoles.
« L’ANVT a démontré sa capacité à porter une ambition continentale »
Quels aspects de l’expérience de l’ANVT vous ont particulièrement marqué ?
J’ai été particulièrement impressionné par l’organisation du Forum des acteurs du Volontariat, organisé par la CEDEAO avec l’appui de l’ANVT. Au-delà de cette organisation, j’ai été marqué par la sincérité de l’accueil et la disponibilité des équipes. Cette dimension humaine contribue à instaurer un climat de confiance et favorise les échanges entre les acteurs. Le succès de cette rencontre témoigne de la capacité de l’ANVT à conjuguer professionnalisme, engagement humain et valorisation des spécificités locales dans une perspective continentale.

« Le développement doit rester au cœur du volontariat »
Quelles bonnes pratiques pourraient inspirer le Sénégal ?
L’une des principales forces du modèle togolais réside dans sa conception du volontariat comme instrument de développement. Cette approche permet de mobiliser des compétences diversifiées et de faire du volontariat un outil de transformation des territoires, d’engagement citoyen ou d’accompagnement à l’insertion socioprofessionnelle. En plaçant le développement au cœur de son action, le volontariat devient un véritable levier de création de valeur publique et de renforcement des capacités locales.
« La coopération entre le Sénégal et le Togo offre de belles perspectives »
Voyez-vous des opportunités de collaboration entre les deux institutions ?
Oui, plusieurs pistes de coopération existent déjà. Elles pourraient se traduire par des échanges de volontaires, des partages d’expériences sur les différentes étapes du cycle de gestion du volontariat ou encore par des initiatives conjointes de renforcement des capacités.
Ces collaborations contribueraient à la construction d’un écosystème africain du volontariat plus intégré et plus performant.
« L’ANVT est aujourd’hui une référence dans l’espace francophone»
Quel message souhaitez-vous adresser à l’ANVT ?
L’ANVT est aujourd’hui une référence en Afrique de l’Ouest. Elle accueille régulièrement des missions d’immersion au Togo et déploie également des professionnels vers d’autres systèmes nationaux de volontariat. J’encourage l’institution à poursuivre ses efforts de capitalisation des connaissances, notamment à travers la Revue Internationale Volontariat et Sociétés (RIVoS), qui apparait comme un outil stratégique de réflexion et de production de connaissances sur le volontariat en Afrique.
Je tiens à remercier les équipes de l’ANVT pour leur disponibilité et la qualité des échanges durant mon séjour. Mon respect et mon admiration au peuple togolais. Fils d’Afrique, du Sénégal et du Togo, je reste convaincu de la force de nos liens et de l’importance de notre coopération fraternelle .






