
LAKAZAM Magnourewa : de volontaire engagée à une commerçante accomplie au marché d’Anié
22 juin 2026Koffi est un ancien Volontaire d’engagement citoyen de la phase 7 dans la commune de Sotouboua 1. Tailleur et brodeur de profession, il a connu des difficultés liées aux aléas de la vie qui l’ont conduit à fermer son atelier de couture. Très désœuvré, le jeune artisan avait l’impression d’avoir tout perdu et que sa vie n’avait plus de sens. Son engagement dans le volontariat a cependant constitué une nouvelle opportunité pour se relancer dans la vie active. Aujourd’hui, c’est un maître tailleur reconnu qu’on retrouve dans le quartier Kpandiyo à Sotouboua.
Après l’obtention de son Certificat de Fin d’Apprentissage (CFA) en 2017, Koffi a eu l’opportunité d’ouvrir son atelier. Tout se passait bien et il vivait de son métier, ce qui lui permettait d’assurer les charges de sa famille. Malheureusement, en 2019, il a été victime d’un cambriolage dans son atelier, entraînant sa fermeture. Afin de subvenir aux besoins de sa petite famille, il a alors multiplié les petits travaux. Il a tenté à deux reprises d’intégrer le programme VEC, sans succès. Persévérant et déterminé, il a finalement été mobilisé en 2022, une occasion qu’il attendait depuis longtemps.
Une réinsertion facilitée par le VEC
Avant même son entrée dans le volontariat, le jeune artisan avait déjà défini son projet de vie : rouvrir son atelier à la fin de sa mission. Pour atteindre cet objectif, il a mis en place une gestion rigoureuse de ses allocations. Chaque mois, il consacrait une partie de celles-ci à l’achat d’accessoires et de matériels de travail. Lentement mais sûrement, il a réussi à réunir l’équipement nécessaire et à réparer l’unique machine à broder qui lui restait.
Après six mois de service au sein de sa communauté, les allocations de fin de mission, combinées à ses économies personnelles, lui ont permis d’acheter une machine à coudre et de rouvrir son atelier.
Une autonomie financière retrouvée
Aujourd’hui, Koffi possède à nouveau son atelier de couture dans le quartier Kpandiyo à Sotouboua. Il a à nouveau recommencé son métier de vie avec vivacité et prudence.
« Grâce à mon engagement dans le Volontariat d’engagement citoyen, j’ai pu me relancer dans la vie active. Cela a été possible grâce à l’appui et à l’accompagnement de mon chargé de suivi. La mission de volontariat m’a ouvert l’esprit sur l’importance de l’épargne. Avec tout ce que nous avons appris durant cette mission, j’ai la conviction de m’être relevé pour de bon », témoigne-t-il avec beaucoup d’émotion.
Pour le jeune artisan, il ne faut jamais perdre espoir, car la vie réserve toujours des surprises à ceux qui gardent le courage de persévérer. Après plusieurs tentatives, il a trouvé dans le volontariat l’opportunité de rebondir. Aujourd’hui, il ne regrette pas son choix, qui lui a permis de reprendre son activité et de retrouver son autonomie.






