
Du retour incertain à l’atelier florissant : le parcours de NOUGBALE Damsanou
7 mai 2026Dans la commune de Tchaoudjo 3, au quartier Séméïdè, une jeune femme fait rayonner la beauté féminine à travers son talent et sa détermination. Derrière les tresses soignées et les sourires satisfaits de ses clientes se cache une histoire de courage, de sacrifice et de résilience. Cette jeune entrepreneure, Cathérine, ancienne Volontaire d’engagement citoyen (VEC) de la phase 8 à Aléhéridè, est aujourd’hui propriétaire de son propre atelier de coiffure grâce aux acquis du volontariat.
Très tôt confrontée aux difficultés de la vie, Cathérine abandonne les études en classe de sixième. Refusant de laisser son avenir sombrer dans l’incertitude, elle quitte son village natal d’Aléhéridè pour Bassar, où elle travaille comme domestique pendant trois ans. Une expérience difficile, mais formatrice, qui forge en elle la patience, le courage et surtout la volonté de réussir.
À son retour, avec les économies accumulées au fil des années, Cathérine décide d’apprendre un métier capable de lui garantir une autonomie financière durable. Passionnée par l’univers de la beauté, elle se tourne vers la coiffure. Après trois années de formation, elle obtient avec succès son Certificat de Fin d’Apprentissage (CFA). Maalgré ce diplôme, l’installation de son atelier reste un rêve encore inaccessible, faute de ressources suffisantes.
Le volontariat, un véritable tremplin vers l’autonomisation
Déterminée à changer le cours de sa vie, Cathérine intègre le programme VEC avec un objectif précis : économiser pour ouvrir son salon de coiffure. Dès le début de sa mission, elle se distingue par son sérieux, sa discipline et son sens élevé des responsabilités. Son engagement attire rapidement l’attention de sa chargée de suivi, qui décide de l’accompagner de près dans la réalisation de son projet.
Grâce aux conseils reçus et à une gestion rigoureuse de ses allocations mensuelles, Cathérine commence progressivement à acquérir son matériel de travail. Mois après mois, elle construit patiemment les bases de son avenir professionnel. Après seulement six mois de mission, ses économies lui ont permis d’aménager un local au quartier Séméïdè, devenu aujourd’hui son atelier de coiffure.
Une nouvelle vie construite grâce à l’engagement citoyen
Pour Cathérine, le programme VEC représente bien plus qu’une simple mission de volontariat. Il a constitué une véritable opportunité d’insertion socio-économique, ainsi qu’un cadre d’apprentissage de la discipline, de la gestion et de l’autonomie.
Aujourd’hui, elle exerce son métier avec passion et professionnalisme. Dans son atelier, chaque cliente repart satisfaite, conquise par la qualité de son travail et la chaleur de son accueil. Son savoir-faire lui vaut progressivement une reconnaissance dans son milieu, faisant d’elle une référence pour plusieurs jeunes filles du quartier.
Derrière cette réussite se trouve également le soutien précieux de son époux, lui-même ancien Volontaire national de compétence. Convaincu du volontariat comme levier de réussite, il a encouragé et accompagné son épouse tout au long du processus. « Quand j’ai décidé de faire le VEC, mon mari m’a tout de suite soutenue. Sa détermination et ses conseils m’ont beaucoup motivée. Aujourd’hui, c’est une grande fierté pour moi d’exercer mon métier dans mon propre atelier grâce à mon engagement volontaire », confie-t-elle avec émotion.
Le parcours de BAMARINE Cathérine illustre parfaitement comment le volontariat peut devenir un puissant moteur d’autonomisation et de réussite sociale pour les jeunes. Par son courage et sa persévérance, elle incarne aujourd’hui un modèle d’inspiration pour une génération en quête d’espoir et d’épanouissement.
GNAMDJA K. Espoir






