
BAMARINE Cathérine : du volontariat à l’insertion socio-économique
15 mai 2026Wazaria fait partie de cette nouvelle génération d’artisans qui s’efforcent de saisir les opportunités pour réussir. Ancienne volontaire d’engagement citoyen de la phase 7 à Agouloudè, elle nous a accueillis dans son modeste atelier avec un sourire empreint d’émotion et de joie. Munie d’une machine à coudre et d’une surfileuse, elle s’investit depuis près de deux ans avec enthousiasme afin de satisfaire les commandes de ses clientes.
Passionnée de couture depuis son jeune âge, Wazaria éprouve un réel plaisir à dessiner des modèles et à donner vie aux tissus et pagnes selon les attentes de ses clientes. Déterminée à faire de cette passion un métier, elle a appris la couture auprès d’une professionnelle à Sokodé pendant trois années. Après l’obtention de son diplôme, elle nourrissait l’ambition d’ouvrir son propre atelier afin d’exercer son activité en toute autonomie. Toutefois, elle a été confrontée à plusieurs difficultés. C’est dans ce contexte qu’elle découvre le programme VEC, qui l’a conduite à s’engager au service de sa communauté en 2022.
Le VEC, une opportunité d’insertion socio-économique pour Wazaria
Pendant les six mois de sa mission, Wazaria a donné le meilleur d’elle-même pour atteindre les objectifs qu’elle s’était fixés. Ayant déjà une vision claire de son projet de vie, elle n’a pas tardé à ouvrir son atelier de couture à l’issue de sa mission. Grâce à ses allocations et à ses économies, elle a pu acheter une machine à coudre et louer un local. Les ressources restantes lui ont permis d’acquérir les équipements nécessaires au démarrage de son activité.
Déterminée à aller de l’avant, elle a ensuite acheté une machine à surfiler afin de mieux répondre aux besoins de ses clientes. Aujourd’hui, grâce au volontariat, son atelier dispose de deux machines : une pour la couture et une autre pour le surfilage.
Une autonomie financière retrouvé
Aujourd’hui, Wazaria s’en sort très bien avec sa clientèle, qu’elle fidélise progressivement. Elle s’est également bien organisée dans son travail afin de renforcer l’équipement de son atelier. À chaque recette réalisée, elle dégage une petite marge qu’elle met de côté.
De nos jours, Wazaria fait partie des patronnes d’atelier reconnues dans son milieu, ce qui constitue une véritable fierté pour elle. Ce succès a été rendu possible grâce à son engagement dans le cadre du volontariat d’engagement citoyen. Elle raconte : « Si aujourd’hui j’ai mon atelier de couture, c’est grâce à la mission du volontariat d’engagement citoyen. En plus de cette opportunité, j’ai également bénéficié de formations gratuites sur différentes thématiques, très utiles dans l’exercice de mon métier, telles que l’accueil des clientes et la gestion du crédit, ce qui explique ma réussite ».
GNAMDJA K. Espoir






