
Adam Malik, un maïeuticien au service de la santé maternelle et infantile au CHR de Sokodé
14 septembre 2026Les journées d’Imani sont longues et rythmées par le bruit de la rue, la poussière et les négociations serrées. Pourtant, elle ne se plaint jamais. Dans son panier, elle transporte des sacs à main et des chaussures qu’elle propose à la vente. Ancienne Volontaire d’engagement citoyen de la phase 10 à Bafilo, elle a lancé cette activité génératrice de revenus grâce à son épargne constituée pendant sa mission de volontariat. Ce qui frappe chez elle, c’est sa dignité. Elle ne voit pas son petit commerce comme une fatalité, mais comme le premier chapitre d’une ambition plus grande.
Faute de ressources pour financer ses études, Imani choisit l’action plutôt que l’attente. Elle identifie rapidement une opportunité locale et décide de s’investir au service de sa communauté en rejoignant le volontariat, non par défaut, mais par conviction, comme une réponse aux besoins qu’elle observe autour d’elle.
Avec son groupe de Volontaires d’engagement citoyen, elle prend part à de nombreuses actions d’intérêt général : travaux d’assainissement et d’aménagement, protection de l’environnement, entre autres initiatives concrètes au bénéfice de la communauté.
Une nouvelle vision grâce à la culture de l’épargne
Imani a su tirer parti de sa mission de volontariat pour préparer son avenir. Sans expérience professionnelle au départ, les formations en compétences de vie et en entrepreneuriat lui ont permis de concevoir un projet de vente de sacs à main et de chaussures. Pour le concrétiser, elle a mis de côté la quasi-totalité de ses allocations. Cette épargne lui a permis de lancer son activité commerciale.
Aujourd’hui, elle vend ses articles de porte en porte et utilise les bénéfices générés pour couvrir ses besoins quotidiens. « Les obstacles ne sont pas là pour nous arrêter, mais pour tester à quel point nous voulons vraiment réaliser notre rêve. C’est vrai que je n’avais pas les moyens pour mon commerce, mais avec le volontariat, ça a été possible. J’ai appris à épargner et à commencer petitement. Je parviendrai un jour à réaliser mon rêve d’ouvrir ma boutique grâce à ma persévérance. Je remercie l’ANVT pour ses initiatives d’insertion socioprofessionnelle des jeunes », confie-t-elle.
« Imani est une fille visionnaire et brave. Avec son courage et sa persévérance, je suis convaincue qu’elle va faire beaucoup d’autres choses pour son indépendance financière », témoigne DJOBO MOUSSA Djamaldine, chargé du suivi et de l’accompagnement des Volontaires à Bafilo.
KPANTE Djabi






