
MENSAN-AJAVON Sara, une volontaire nationale engagée au service de l’ICAT dans la région des Plateaux
28 août 2026Chaque matin, avant que la chaleur ne devienne trop pesante, Fida prend la route pour écouler ses marchandises. Ancienne volontaire d’engagement citoyen à Bafilo, elle a su transformer les acquis de sa mission de volontariat en une activité de vente de pagnes. Pour elle, l’autonomie signifie s’affranchir de la dépendance aux seuls revenus de son conjoint et prendre en main l’avenir de sa famille.
Fida est une mère au foyer qui, malgré ses responsabilités familiales, s’est pleinement investie dans des activités d’intérêt général au bénéfice de sa communauté. Son parcours n’a pas été sans difficultés. Contrainte d’abandonner ses études secondaires en raison de difficultés financières, elle s’est lancée, après son mariage, dans le commerce de chaussures. Mais cette première expérience entrepreneuriale a rapidement pris fin : les dettes ont progressivement fragilisé son activité, la contraignant à retourner au foyer sans source de revenus. C’est dans ce contexte difficile qu’est née sa volonté de contribuer davantage au développement de sa communauté.
La quête d’indépendance
Fida est fière d’avoir appartenu à un groupe de jeunes durant sa mission de volontariat. Cette expérience a renforcé son sens civique, mais aussi son désir d’être utile à sa communauté.
L’accompagnement dont elle a bénéficié a profondément transformé sa vie. Il a renforcé sa confiance en elle et lui a permis de prendre conscience de l’importance de l’épargne. Grâce à ces acquis, elle a pu mobiliser les ressources nécessaires pour lancer une nouvelle activité génératrice de revenus. « Je suis satisfaite de l’accompagnement reçu pendant ma mission. J’ai pris conscience de l’importance d’entretenir une bonne relation avec mes clients et de l’importance de l’épargne. Si j’avais bénéficié de cet accompagnement auparavant, je ne serais peut-être pas tombée en faillite au point d’abandonner mon commerce. Aujourd’hui, je suis très confiante et, grâce au volontariat, je vends des pagnes », explique-t-elle.
Aujourd’hui, l’ancienne volontaire Fida gagne dignement sa vie grâce au commerce de pagnes. Cette activité a également considérablement amélioré les conditions de vie de sa famille, lui permettant de contribuer davantage aux besoins de son foyer et de renforcer son autonomie financière.
Selon DJOBO MOUSSA Djamaldine, le parcours de Fida illustre concrètement la manière dont le volontariat peut contribuer à l’autonomisation et à l’insertion socioprofessionnelle des bénéficiaires.
KPANTE Djabi






