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KANY AKPO Dédé, du volontariat à l’insertion sociale
7 août 2025Après avoir servi comme Volontaire d’Engagement Citoyen à Sokodé, dans le cadre de la phase 9 du programme VEC, Idaya a décidé de tracer sa propre voie. Elle s’est tournée vers l’entrepreneuriat en se lançant dans la commercialisation des oignons, une activité qui constitue aujourd’hui sa principale source de revenus. Qu’est-ce qui l’a poussée à faire ce choix ambitieux ?
Idaya n’a pas eu la chance de poursuivre des études. Très tôt, elle a pris conscience que sa réussite dépendrait d’elle-même. Plutôt que de suivre les jeunes de son entourage qui partaient tenter leur chance dans les pays voisins, elle a choisi une autre voie. Elle aidait sa tante à vendre des oignons dans le grand marché de Sokodé. Très dévouée, elle a rapidement gagné la confiance de cette dernière, qui lui a montré les points d’approvisionnement.
Déterminée à devenir financièrement autonome, Idaya s’est mise à la recherche d’opportunités. C’est ainsi qu’elle a découvert le programme de Volontariat d’Engagement Citoyen, dans lequel elle s’est engagée lors de la phase 9, dans la commune de Tchaoudjo 1.
Le VEC, une porte d’entrée pour Idaya dans la vie active
Mobilisée en 2024 comme Volontaire d’Engagement Citoyen, Idaya a fait preuve de détermination pour atteindre ses objectifs. Les différentes formations reçues au cours de la mission lui ont permis de mieux ficeler son idée de projet avant de se lancer. Détenant déjà une expérience dans la vente d’oignons, elle a choisi de poursuivre dans cette voie à la fin de sa mission. C’est ainsi qu’à l’issue de ses six mois de volontariat, et grâce à l’appui et à l’accompagnement de son chargé de suivi, Idaya a pu s’installer dans le marché des volailles.
Idaya, sur le chemin de l’autonomie
Grâce aux allocations perçues à la fin de sa mission, Idaya a pu prendre son indépendance vis-à-vis de sa tante. Elle a su fidéliser une clientèle grâce à sa technique de vente et à son accueil irréprochable. Elle a commencé avec un seul sac d’oignons, mais aujourd’hui, elle en commande trois à quatre par mois depuis Manaville. « J’ai embrassé cette activité grâce aux conseils de ma tante. Si aujourd’hui je suis autonome, c’est aussi grâce à la mission de volontariat. Avec ce commerce, je m’en sors bien, car c’est une activité très rentable. Je vends en gros et en détail, et chaque jour que Dieu fait, je gagne ma part », confie-t-elle.
GNAMDJA K. Espoir






